12/07/2011 / Rubrique : zumeurs

La mauvaise haleine, parlons-en… mais de loin !

Quand on observe deux chiens en train – en arrière-train – de se considérer, il est évident que ce papier ne les concerne en rien.
Un de nos derniers tabous, la mauvaise haleine gagne du terrain et fait reculer les distances de sécurité buccale…
So, muet ?!?

Nous nous plairons à distinguer dans cet article deux domaines particulièrement propices à la propagation du fléau nidoreux qui nous occupe.

Je t’aime, foie non plus
Tout d’abord l’amour. Aaaah l’amour… ou plutôt, baaaah l’amour, comment voulez-vous aimer quelqu’un qui pue du bec ?!
Car si l’on admet que l’ascension de l’amour puisse se résumer à sa face sexuelle et alors à d’éventuels rapports génito-buccaux, il paraît peu probable qu’elle exclue ces petites conversations doucereuses qui excitent le mâle et font se pâmer la femelle.
Alors comment faire en cas de rencontre d’un prototype spécifiquement cloonesque si de sa bouche émane un vieux relent de nescafé putride ?!
Ou si au contact d’une créature belluccienne cette dernière vous assène un fougueux baiser à base de gorgonzola, de mascarpone et de parmesan bien macérés ?!

Trop près, pas prêt
Mettons de côté ces questions sans réponse pour vite en aborder d’autres, notamment au travers de ce qu’il est convenu d’appeler l’impasse bucco-promotionnelle.
Aaaah le monde du travail… ou plutôt, baaaah le monde du travail, et ce, quelle que soit l’haleine !
Le patron, dans sa globalité, est un être doué. Sinon il ne serait pas patron. Mais le demi-patron, dans son ensemble, est lui aussi doué, bien que de plus petite taille. Bref, et c’est le cas de le dire.
Les patrons sont doués, donc, car s’ils sous-payent leurs employés, c’est pour être bien certains qu’ils bouffent de la merde industrielle bon marché bourrée de bactéries immondes, gourmandes et sournoises.
Et le jour de la sempiternelle demande d’augmentation, après une abominable nuit de ruminations et de borborygmes répétitifs, le pauvre salarié assis face à son supérieur diffusera, à la manière d’un sapin d’habitacle automobile, non pas un faux air de sous-bois noroto, mais un authentique et pitoyable remugle de mal-vivre.
A l’évidence, le patron sera incommodé et reportera illico aux calendes grecques la promotion espérée par toute la petite famille engluée de crédits. Quel bel exemple d’anticipation !
Y a pas à dire, le patronat grimaçant a de la gueule !

D’ailleurs, en parlant des champions de l’Olympe…
Si l’on considère que le peuple – qui a parfois tort – voit chez les Grecs des pratiques sexuelles que la plupart des morales réprouvent, il est néanmoins permis d’affirmer que lesdites pratiques éloignent les orifices buccaux des intéressés, et ce, de manière non négligeable.
Par conséquent – et je pèse mes mots – de par la disponibilité et la fraîcheur relatives de sa gente féminine, n’ayons pas peur de démontrer que le Grec a toujours potentiellement une excellente hellène.
Douteuse et un tantinet machiste conclusion qui, à n’en pas douter, vous en bouchera un coin.
Il était temps.

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